Premiers pas sur 2 roues

Premiers pas sur 2 roues

Piloter une moto : le rêve de beaucoup d’hommes… et de femmes ! C’était le mien
depuis plusieurs années, et il y a six mois c’est devenu ma réalité, je m’inscrivais au permis.
Une expérience avant cela ? Hum… pas vraiment. Pas de scooter, de 125cc ou même de
Solex. Juste un vélo… et la tête pleine des moments où mon frère m’emmène sillonner la
Provence en « bécane ».
Une passion pour la vitesse et pour la route, un examen du code encore valable, c’est tout ce
qu’il me fallait !

Choisir sa moto-école

Comme toute débutante, le choix de la moto-école a été ma première difficulté. Sur
quel critère me baser ? La proximité d’avec mon domicile ? Le tarif ? Les moniteurs ? Tout
cela comptait bien sûr, mais comment trouver la perle rare ? Après de nombreuses
recherches sur le net, sur les blogs, et en discutant avec des motards, tous étaient
unanimes : le plus important c’est le « feeling ».

Ne m’en disant que du bien, je choisissais donc la moto-école qui avait formé mon frère: l'Auto-école Guignabodet. La
facilité me direz-vous ; mais habitant à Aix-en- Provence, passer mon permis à Toulon se
révèle plus compliqué que cela. Tant pis, ça en vaut la peine.

Première leçon

Souvenez-vous du premier jour. On s’équipe, ajoutant le superbe dossard « moto-
école » à notre veste, le casque, les gants et nous sommes parés. J’avais chaussé mes
500 GoreTex Puma® flambant neuves et enfilé mes gants Shima®, j’étais prête. Premier trajet en
passager, on admire le paysage, on regarde les autres élèves au guidon de leur moto et on se
dit qu’un jour ce sera nous…

Glooups ! L’idée de devoir piloter une 500cc toute seule m’effraie déjà !
Arrivée sur le parcours, mon moniteur me confie la 125cc (Eh oui, on commence
doucement) :

- Tu as déjà piloté une moto ?
- Non…
- Un scooter ?
- Non…
- Tu fais de l’équitation ?
- Non plus…
- Du ski ?
- Très occasionnellement…
- … Bon…

Je sens que ça risque d’être laborieux, mais qu’est-ce que je fais là ?

Premier pas : on apprend les bases.
Passage de vitesse, freins, vocabulaire technique, théories sur l’équilibre, sur la posture et
sur l’effet gyroscopique.
"Quand la moto est droite elle ne tombe pas. Serre le réservoir. Gaines tes abdos. Quand la
moto est droite, elle ne pèse presque rien. Le regard loin. Souples les bras."
Autant de petites phrases qui finissent par rentrer avouons-le ;)

Alors la théorie c’est bien, la pratique c’est autre chose ! Se souvenir de toutes ces
consignes en même temps est loin d’être simple…
Pour autant, la leçon commence bien, je prends la moto en main et exécute les exercices
sans trop de peine. Une heure passe, puis deux. Parfait me dis-je ! Je vais finir la leçon en un
seul morceau.

Mais c’était trop beau. J’ai rapidement fait un blocage sur les demi-tours. Au moment de
tourner, impossible de laisser aller le guidon en butée, mon bras se pétrifiait malgré moi. Je
rate le plot, fonce dans le talus, m’accroche au guidon et écrase le frein. Qu’est-ce que je
n’avais pas fait !
La moto pile, vacille et se couche de tout son poids manquant d’écraser ma jambe.
Mon moniteur accourt et, comble de l’étonnement, me félicite !
« Enfin ! Je l’attendais cette première chute. Maintenant tu es une vraie motarde… Ce qui
veut dire… que tu dois apprendre à relever ta moto seule »

S’arrêter pour mieux repartir

Les cours se poursuivent jusqu’au jour où j’ai l’impression de ne plus progresser. Mes
études me prenant beaucoup de temps, je décide de faire une pause. Je reviens cinq mois
après et miracle ! la plupart de mes blocages ont disparu.
J’apprends le freinage d’urgence, perfectionne le parcours lent, travaille les questions de
cours et la « poussette », et découvre les slaloms pour mon plus grand bonheur ! C’est sans
doute ce que je préfère dans l’examen, et une fois la peur de tomber surmontée, je dois dire
que je me débrouille plutôt bien.

Trois heures après mon retours sur le circuit, je prends la 125cc toute seule sur la route (jusque-là je n’étais que
passagère) et au bout de six heures, la 500cc. Tout va très vite, c’est un rythme à prendre.
J’expérimente la conduite sous la pluie, il faut dire qu’à Toulon les averses tombent sans
prévenir et repartent presque aussi vite. Une chute sur les graviers me vaut un beau bleu sur
le tibia et une épaule endolorie…

Aujourd’hui je dois me consacrer davantage à mes études et mon travail, je refais
donc une pause dans les leçons. Je reprendrais les cours dans quelques mois en espérant
passer le permis dans la foulée.

Stay tuned !

Rédigé le 2018-04-23 par Hélène 0 404

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